- ca devient consternant: encore une histoire de
géoingénierie... cette fois-ci, il s'agit de balancer les résidus agricoles post-récolte (pailles etc...), à l'échelle mondiale bien entendu, dans l'océan - de façon à ce que ca coule au fond et que le carbone contenu dans ces résidus soit séquestré.... Bien sûr, c'est pas cher, facile et rapide (ce sont toujours les mêmes arguments,
non ?). C'est le
NYT qui en parle - voir aussi
ici. Je n'ai même pas envie de lire la publi...
- en revanche, j'ai lu le petit dossier du
Figaro l'autre jour sur le climat, avec notamment Yves Cochet, Vincent Courtillot... Passons sur
l'interview de ce dernier, qui trouve les moyens de se contredire, de brandir des straw-men et de se lancer des fleurs en à peine 3 questions... - interview du "scientifique" pondéré et prudent d'ailleurs habilement opposé à celui d'Yves Cochet, comme chacun sait illuminé et dangereux... - en revanche l'
article principal, sous couvert de "présenter les éléments du dossier", est par moment franchement étrange, pour ne pas dire plus... par exemple quand il oppose fondamenentalement modèles météo et modèles climatiques, c'est rigolo: "
Les météorologues travaillent à partir d'observations quotidiennes et de données provenant de satellites, de balises en mer, de ballons météorologiques, de radars, de modèles informatiques affinés géographiquement, prenant notamment en compte les effets des reliefs et des côtes... Ils utilisent aussi des modèles numériques couvrant la surface de la terre et intégrant toutes les perturbations et phénomènes climatiques actifs. A l'inverse, les climatologues travaillent à partir de calculs théoriques. Ils font appel à des modèles purement mathématiques qui, à l'aide d'ordinateurs surpuissants, reproduisent aussi fidèlement que possible le comportement du climat. Une sorte de planète artificielle qui fonctionne sur la base d'équations. Elles traduisent notamment la rotation de la planète, la gravité, les échanges d'énergie entre les continents, les océans, l'atmosphère et l'espace, tout le cycle de l'eau... Autant de variables peuvent- elles aboutir à des conclusions fiables ?"
Bref - en traduisant, les météorologues font du bon boulot rigoureux (et d'ailleurs on voit bien que ca marche, la météo - enfin, un peu...), pendant que les climatologues, eux, font juste mumuse avec leurs grosses bécanes...
Le papier se fourvoie également dans la prévision décennale sans visiblement comprendre de quoi il s'agit, ni d'ailleurs ce qu'il y a vraiment dans les papiers (
Keenlyside et al. en particulier) - quand à la NOAA qui prévoirait un refroidissement sur 2010-2020, et aux nombreux scientifiques qui "
envisagent une reprise du réchauffement après le coup d'arrêt observé en 2008 (sic) mais - peut- être - dans de moindres proportions que lors de la décennie précédente", on sera bien sûr très intéressé par les références du Figaro...
Rappelons quoi qu'il en soit que la plupart des études prospectives prévoient une diminution des précipitations suite à la conversion de l'amazonie en terres agricoles... (par exemple ca).