
Parait-il que notre ami Claude Allègre aurait les
faveurs de Sarkozy pour un prochain remaniement ministériel, remaniement parait-il inévitable après les élections municipales, municipales parait-il forcément perdues par la droite - il aurait dit "vouloir travailler un jour avec lui"... Faveurs, bien évidemment, pour un poste d'un grand ministère de l'Education et de la Recherche... Claudio aurait toutefois posé quelques
conditions à son retour, retour qui ne va quand même pas de soi sur le plan politique, pour un proche de Jospin, au sein d'un gouvernement UMP, quand le président n'est plus en état de grâce...
Apparemment les réactions ne se font pas attendre: Bertrand Monthubert de SLR parle de "
provocation" - plutôt sur un plan de gestion de la recherche -, Jean Jouzel, directeur de
l'IPSL, aurait "
peur", d'après ce titre de Libé ... et c'est vrai qu'Allègre ne porte franchement pas les climatologues dans son coeur - ce qui, il faut bien le dire, est devenu assez réciproque.
Quand même - et sans préjuger de ce que pourrait faire à nouveau, en bien ou en mal, Claude Allègre pour la recherche francaise - ce serait en effet formidable que la France, à l'heure où le monde entier commence, sinon à bouger, du moins à faire semblant (même hypocritement), sur la question climatique - y compris l'Australie, ou les USA, où le nouveau président incarnera forcément une position nouvelle par rapport à l'administration Bush -, formidable que la France, donc, place à la tête de son éducation et de sa Recherche son seul sceptique "officiel" - et tonitruant - du changement climatique (bien qu'il soit parfois dur de comprendre ce qu'il pense vraiment)... On le souhaiterait presque.