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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 11:50
Juste parce que c'est court, bien écrit, et que ca rassemble de façon percutante l'ensemble de ces vérités qu'on trouve généralement éparpillées et délayées ici ou là, je vous invite à lire cet édito de Valérie Segond dans La Tribune - dont je remets d'ailleurs le texte ci-dessous histoire de vous épargner un clic. Tout y est:

Par Valérie Segond, éditorialiste à La Tribune.

"La lutte contre le réchauffement climatique sera-t-elle la grande religion du XXIème siècle qui, nous avait promis André Malraux, "sera spirituel ou ne sera pas" ? A voir les millions de fidèles extatiques se prosterner devant les prophéties catastrophistes de "Home" comme devant les carences de monsieur Hulot, on sent bien que cette grande cause apaise notre besoin pressant de communions fraternelles. Elle est même devenue nouvelle religion d'Etat, si l'on en croit l'empressement de nos gouvernements à créer taxes carbones, organisations mondiales de l'environnement et autres institutions qui entretiennent la foi.

"C'est qu'il y a urgence !", nous sermonnaient les grands prêtres du Giec, ce groupement de scientifiques dont les rapports, il y a trois ans, avaient mis la planète en émoi, soudain frappée de l'intime conviction que le jugement dernier était proche. C'était d'ailleurs si net que, aveuglés devant tant de lumière, nous en oubliions la misère et la faim dans le monde, pourtant bel et bien sous nos yeux.

Seulement voilà. Il y a erreur sur la date de la disparition des glaces de l'Himalaya, que le Giec avait promise pour 2035. Il y a aussi de sérieux doutes sur l'analyse des conséquences du réchauffement climatique sur la forêt amazonienne. On apprend incidemment que certains scientifiques, découragés par l'introduction de concepts erronés ou de démarches fragiles, avaient choisi tout bonnement de claquer la porte du prestigieux cénacle. Et que, à l'intérieur même de l'unité de recherche sur le climat de l'université East Anglia, en Angleterre, l'hérétique qui osa mettre en doute la bonne parole fait aujourd'hui l'objet d'un interrogatoire policier, comme au bon vieux temps de l'Inquisition.

Voilà qui suffit à semer le doute sur le caractère scientifique des conclusions du Giec. Et à accréditer la thèse de Serge Galam, ce physicien du CNRS qui démontre aujourd'hui, dans "Les scientifiques ont perdu le nord" (Plon), que la climatologie n'est pas une science. Ne pouvant faire d'expérimentation, elle ne peut faire de prédiction réfutable par l'expérience, ce qui est l'essence de la démarche scientifique. Quant aux modèles construits par les membres du Giec, ils ont été élaborés à partir de données certes solides, mais locales, partielles et incomplètes. En clair, la conviction à 90% de nos chanoines verts sur la responsabilité de l'homme dans le réchauffement ne saurait constituer une preuve scientifique. Car la science n'a jamais avancé par consensus. Amen.

vsegond@latribune.fr "


**Siiiiiiiiiiiiiigggggggggggggghhhhhh....**
Pour plus de... d'intelligence, de pondération, d'honneté intellectuelle - de ce que vous voulez, en fait... - vous pouvez lire aussi le nouveau blog de Hervé Le treut.

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Published by ICE
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commentaires

sissa 18/02/2010 21:21


C'est quand même amusant de voir les critiques que fait Serge galam de la climatologie lorsqu'on regarde ses propres travaux en "sociophysique"...


ICE 19/02/2010 13:28


oh, il parait que ses travaux à lui permettent de faire des "prédictions" qui se vérifient (genre résultats d'élections par exemple)...


Georg Hoffmann 14/02/2010 20:48


Super. Il ne manque aucun steretype stupid. C'est tout simplement complet.
Le plus choquant pour la pluspart des commentateurs provessionels est apparemment l'histoire avec les glaciers Himalayen. Alors j'ai fait un petit google recherche et voila le resultat
http://news.google.com/archivesearch?q=2035+glaciers&scoring=t&hl=en&ned=us&sa=N&nav_num=100

C'est un hockeystick! Ou autrement dit, avant cet affaire tout le monde se foutait un peu que apparemment les glaciers vont disparaitre en 2035 et une fois c'est un scandal (enorme!) yout le monde
en parle. Faites tous un petit control de ces contributions. Ils parlent de Pachauri, de scandal, d'un erreur, etc etc. 99% des articles oublient juste un petit information: Les glaciers sont en
plein retrait:
http://web.hwr.arizona.edu/~gleonard/2009Dec-FallAGU-Soot-PressConference-Backgrounder-Kargel.pdf

La meta-discussion bouffe la discussion.


sirius 13/02/2010 14:55


Oui sans doute mais je ne vois pas en quoi
1 ça s'oppose à ce que je viens d'exprimer
2 ça prouve que le GIEC se disloque


meteor 13/02/2010 11:41


Je ne sais pas si c'est cela dont il s'agit en fait.
L'article montre une perception des choses qui est largement partagée par le public.
Alors de deux choses l'une:
soit on continue à faire de la science "peinard" si j'ose dire en se foutant pas mal de ce qu'en pense le public mais dans ce cas on doit aussi se désintéresser de ses réactions.
soit on fait de la science pour que le public (au sens large) prenne des décisions circonstanciées et c'est bien le but du GIEC.
Mais, si on se met à la place de décideurs qui se foutent comme de l'an 40 de ce qui va se passer en 2100, il faut augmenter la précision des prévisions pour le court et le moyen terme.
Il me semble que c'est ce que Trenberth a compris, non?


sirius 13/02/2010 11:22


Une analyse beaucoup plus fine des choses , cela veut nécessairement dire prendre des risques et c'est bien de cela dont il est question.

C'est d'abord pour cela qu'il y aura davantage d'incertitudes mais il s'agit d'incertitudes sur les détails de l'évolution.

La deuxième cause est la prise en compte des effets non linéaires, moi je suis prêt à prendre le pari que ce qui va se passer, c'est une ouverture de la fourchette haute des prévisions à long terme
mais pas de la fourchette basse. Et ça, finalement, on le savait déjà (voir les avertissements de l'AR4 sur les mécanismes non linéaires non pris en compte)