Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 18:06
- Par ICE

Comme promis, la deuxième intervention de V. Courtillot et JM. LeMouel dans ce Document de l'Académie Francaise... La question était:

 

En France, comment verrions-nous, dans notre vie quotidienne, les effets éventuels d’un réchauffement climatique ?


« Pour ce qui est de la France, ou (parce que la réponse climatique y est voisine) de l’Europe occidentale, regardons d’abord le passé récent, jusqu’à la période actuelle. Les courbes en noir de la partie haute de la Figure 1 montrent l’évolution de la température moyenne en Amérique du Nord (à gauche) et en Europe (à droite) d’après le rapport du GIEC (fondées sur les données du Hadley Research Center). Ces courbes sont assez semblables, avec une croissance jusqu’en 1940, une décroissance de 1940 à 1970 et une forte croissance ininterrompue depuis. Les données brutes étant hélas inaccessibles, nous avons  recalculé ces courbes moyennes en partant des données de température minimale, moyenne et maximale journalières de 44 stations en Europe et 150 aux Etats-Unis.

Ces données plus complètes (Figure 1 en bas) ne donnent pas vraiment la même image que celles du GIEC. En Amérique du Nord, par exemple, le refroidissement de 1940 à 1970 a eu la même ampleur que les deux périodes de réchauffement qui le précèdent et le suivent.

Bon, même topo que dans le #1: et alors ?? les données ne sont donc pas les mêmes - d'ailleurs comment sont-elles traitées, corrigées, homogénéisées,... par Courtillot et son équipe ? - la surface non plus, le lissage non plus ... Pas étonnant que les résultats n'aient pas l'air exactement identiques ! Mais sous-entendre, comme le fait Courtillot, que ses calculs sont forcément meilleurs, et que ceux du GIEC masquent délibérément la baisse des années 50-60, est assez gonflé... 

On comprend pourquoi les articles de journaux évoquaient au début des années 1980 (de manière alarmiste, comme souvent) la crainte d’un retour vers un nouvel âge glaciaire (démenti rapidement, et dont les temps caractéristiques ne sont pas les mêmes…).

Aha... comment placer subtilement l'argument du 'global cooling des années 70's' (aah, l'article de Newsweek...). Sous-entendu, aujourd'hui comme en 70, l'alarmisme médiatique, et, par amalgame, le discours scientifique sous-jacent, sera démenti par les faits...  Les fameux 4 rapports du GIEC dans les années 70 annoncant une ère glaciaire 'very likely', n'est-ce pas.... (heureusement, Courtillot rappelle doctement, lui, que les 'temps caractéristiques' ne sont pas les mêmes'). Notons que ce mythe des climatologues prévoyant tous une ère glaciaire dans les 70's avait été 'débunké' par un papier de Stoat

Après 30 ans de réchauffement, on comprend que certains extrapolent et s’inquiètent d’une terre surchauffée…

Oh, seigneur.... la science du climat se résume à 'extrapoler' le réchauffement récent ?! 'Certains', seulement, sont inquiets, d'ailleurs... (alias 95% ou plus des scientifiques du climat ?!?) C'est quand même proprement scandaleux d'écrire ca. Soit cela montre que Courtillot ne comprend rien à la science du climat, soit il se fout ouvertement de la gueule du monde, tout simplement. 

En Europe, la courbe n’a pas du tout la même allure. La tendance qu’on décèle derrière des variations plus rapides et assez amples (avec par exemple un refroidissement considérable mais bref en 1940), c’est l’absence de toute évolution entre 1910 et 1987 (ni réchauffement, ni refroidissement), puis un saut brusque d’environ un degré Celsius vers 1987, et depuis un nouveau plateau. Cette courbe en marche d’escalier ne ressemble guère à celle du GIEC, ni à celle des Etats-Unis, ni à celle de l’évolution du CO
2.

Mais qui a dit que toutes les courbes de toutes les régions devait 'ressembler' au CO2 ?? quel 'strawman' grotesque - ou bien, encore une fois, cela témoigne d'une profonde incompréhension de la part de Courtillot, pour qui l'analyse des mécanismes du climat se résume à dire si oui on non des courbes se 'ressemblent'...

Quel seuil critique a donc été franchi vers 1987 qui fait sauter le climat européen d’un état stable à un autre, certes plus chaud ?

86: Tchernobyl ? 
'stable' : la courbe s'arrête dans les années 90 - où est donc le reste du 'plateau' ?

La signature du réchauffement est donc régionale.

Ben oui - il y a une réchauffement global, et sa déclinaison régionale n'est pas homogène, évidemment. Quel scoop.

Pour ce qui est de la France, des indicateurs agricoles confirment cette évolution. C’est ainsi que la date de floraison des poiriers a été stable (avec de fortes variations autour de cette moyenne stable, comme la courbe de température de la figure 1 en bas à droite) jusqu’en 1987, et a avancé de deux semaines vers cette période, mais n’a plus évolué sensiblement depuis, en bon miroir de la température européenne moyenne (ou de celle de la France qu’on peut trouver sur le site de Météo-France ; voir Figure 2).

Si vous allez voir la figure, vous pourrez admirez davantage de tendances 'à la main', entre lesquelles il n'est pas 'facile de trancher mathématiquement' (sic).

Pour ce qui est des causes de ces évolutions, on se reportera à notre réponse à la question I-2. Nous y expliquons qu’à notre avis l’influence du CO
2 a été surévaluée et celle du Soleil sous-évaluée, sans qu’il soit encore possible d’en donner des estimations quantitatives précises.

voir #1...

Nous pensons que les incertitudes restantes dans l’étude de ce problème complexe qu’est l’évolution du climat ont été très sous-évaluées. Les prévisions sont d’autant plus incertaines. Il faut souligner l’extrême variabilité du climat dans l’espace et dans le temps. Et naturellement les prédictions dépendent de la compréhension que l’on a des causes du phénomène. Si le Soleil est bien (comme il l’a été depuis des milliards d’années et à toutes les échelles de temps) un déterminant majeur du climat de la Terre, on comprend mieux la décroissance de la température à l’échelle globale depuis une dizaine d’années, en liaison avec une décroissance de l’activité solaire.

Magnifique "raisonnement" par induction. le soleil est bien "un" facteur; quid des autres facteurs déterminant le climat, comme l'effet de serre? Quid, à l'échelle décennale, de la variabiltié naturelle du climat ?

Certains physiciens du Soleil pensent qu’il vient de passer dans un mode de fonctionnement plus modéré qu’au cours des dernières décennies, et la baisse des températures pourrait se poursuivre quelques décennies, pour nous ramener peut-être (à l’échelle globale) aux températures des années 70…

Ah ben, tiens, Courtillot 'extrapole' à son tour, maintenant (au temps pour "ceux qui s'inquiétaient")...  on voit donc bien comment il a l'habitude de raisonner - raisonnement qu'il suppose donc partagé par les climatologues.

Quant à l’évolution à l’échelle de la France, elle est très difficile à évaluer, au vu de la variabilité régionale observée au cours du siècle qui vient de s’écouler. Bref, le climat devrait continuer à évoluer, avec des constantes de temps d’une à quelques dizaines d’années, tantôt vers le haut, tantôt vers le bas.

En voilà une expertise qu'elle est bien etayée...

Savoir si l’accumalation poursuivie du CO2 déclenchera un réchauffement anormal dans les années qui viennent est un sujet de recherche important. Mais dire que ce réchauffement anormal a déjà commencé, et ce avec un seuil de confiance de 90% comme le dit le rapport du GIEC aux décideurs politiques, ne nous semble compatible ni avec la complexité du problème , ni avec les nombreuses observations qui semblent indiquer d’autres causes. Savoir si les évolutions climatiques sont une bonne ou une mauvaise chose, où et pour qui, est un problème distinct, qu’il vaudrait mieux ne pas mélanger sans précaution avec l’analyse scientifique de faits. »

Ne pas mélanger les choses (sous-entendu, moi je ne le fais pas, les autres, oui), c'est pour ca qu'il y a des groupes de travail I et II à l'IPCC, non ?

Manquent ici quelques éléments du discours habituel de Courtillot - par exemple l'extrapolation linéaire sur le XXIèm siècle des 20 cm de hausse du niveau marin au siècle dernier, qui ne s'est 'pas accélérée' (juste de ~2 à ~3,5mm/an sur les derniers 20 ans, soit plus de 50%...) - mais bon, il y a déjà largement ici de quoi le discréditer lorsqu'il donne son avis sur le climat...
En résumé, le propos de Courtillot est fait d'une bonne dose de mauvaise foi, de beaucoup de sous-entendus, et, visiblement, d'incompréhension. On dirait que pour lui tout ca se résume à rapprocher des courbes et d'extrapoler les 'ressemblances'- et la physique et les mécanismes, on verra ca plus tard... : qu'il fasse cela de son côté, fort bien - mais qu'il ne fasse pas croire que c'est là le seul raisonnement de la science du climat; et qu'il ne s'étonne pas si de tels travaux n'emportent pas l'adhésion (c'est un euphémisme) de la communauté concernée (voir par exemple ici, à nouveau).






 

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Commentaires

Une question : vou semblez croire que VC travaille seul sur un coin de son bureau. Il me semble que les articles qu'il publie avec Jean-louis le Mouël sont aussi cosignés par des chercheurs mathématiciens russes. Pourquoi faites vous passer l'idée que leur travail est "artisanal" ( au mauvais sens du terme) ?
Commentaire n°1 posté par phedra le 06/12/2009 à 22h58
Ici je ne parle pas des articles qu'a écrit Courtillot avec LeMouel et effectivement, ses coauteurs russes - je me refère au discours que tient Courtillot (et cela, il le fait seul) en public: à la télé, à la radio, dans son livre, dans des documents publics comme ce document de l'Académie...
Vous remarquerez que dans ce discours, une partie est basée sur leur travaux, à l'IPGP, mais une bonne partie aussi en est déconnectée (les propos sur la sensibilité climatique, sur les reconstructions paléo, sur le niveau marin, etc...) et est en tout cas complètement disproportionnée par rapport à ce que montrent réellement ses papiers.
Après, je n'ai rien à dire sur le fait de savoir si le fameux papier de Courtillot en 2007 était volontairement trafiqué ou non: en tout cas il y a avait des erreurs, que Courtillot a reconnues semble-t-il (et, semble-t-il, en se défausant un peu justement sur ses collègues russes, comme dit olivier...). Et le contenu scientifique de tout ca, de toutes façons, est peu convaincant.
Réponse de ICE le 07/12/2009 à 12h33
Oui c'est exact il y a bien des coauteurs russes, c'est d'ailleurs un de ces auteurs russe que Courtillot a accusé de s'être trompé dans les données publiées dans l'article d'EPSL dans sa réponse au commentaire de E. Bart et al. qui montrait que les données publiées était fausses. Alors peut être pas "artisanal" mais "amateur" certainement.....
Commentaire n°2 posté par olivier le 06/12/2009 à 23h14
Bonjour,

Ta fixette sur Vincent Courtillot est tout aussi navrante que comique. Reprendre ses phrases par des appréciations évasives, limite comptoir de bar PMU, est d'un croustillant... C'est du sérieux ou du l'humour ? On croirait lire le magazine "Voici" lorsqu'il déblatère sur 3 pages de la nouvelle tenue vestimentaire de Carla Bruni.

Quitte à faire des commentaires intéressants, tu ferais mieux de te pencher plus sérieusement sur le ClimateGate. Là au moins il y a matière à débattre sur les dessous de la science... Ah mais non, c'est trop dérageant. Tu vas préférer couvrir à ta façon le sommet climatique de Copenhague. Ouai bof... On va avoir une overdose durant toute la semaine par les médias qui voudront se donner bonne conscience.
Commentaire n°3 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 07/12/2009 à 16h25
faudrait soumettre cette équipe au contrôle antidopage
Commentaire n°4 posté par daniel pardo le 07/12/2009 à 18h18
Le fils ... voici justement le commentaire de Mr. Pershing, representant les USA a Copenhagen.

I think they’ll have virtually no effect. My sense about the climate emails that have been stolen and the information they have provided is that they have released a barrage of additional information which makes clear the robustness of the science, the multitude, the enormous multitude of different strands of evidence that support the urgency and the severity of the problem, that have been managed in multiple places around the world. What I think is unfortunate, and in fact shameful, is the way some scientists who’ve devoted their lives are being pilloried in the press without due regard to process.

Ce qui resume tres bien la situation
Commentaire n°5 posté par o le 08/12/2009 à 02h20
Je trouve très bien qu'il y ait quelques voix pour critiquer Courtillot sur le web. Parce qu'on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait grand monde pour le contredire dans les media où il est de plus en plus invité.
Commentaire n°6 posté par Tom Roud le 08/12/2009 à 09h03
Non "zéro", ce n'est pas un résumé de la situation. Ce n'est que ton interprétation de la situation, qui s'appuie sur une déclaration d'un représentant américain au sommet climatique de Copenhague. Tu n'as pas mieux ? Parce que citer une personne censée trouver des solutions pour réduire les méchantes émissions de GES, c'est comme demander à Mme Soleil si elle croit vraiment à ses horoscopes.
Commentaire n°7 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 09h06
Je sais bien qu'il ne faut pas nourrir le troll, mais au fait, vous, fils caché d'Al Gore, vous êtes dans quelle catégorie de sceptiques ? Ceux qui nient le réchauffement ? Ceux qui nient le réchauffement d'origine humaine ? Ce n'est pas très clair, vous qui parlez de "méchants" gaz à effet de serre, comme si rejeter ces mêmes gaz n'avait aucun impact par magie.
Commentaire n°8 posté par Tom Roud le 08/12/2009 à 09h38
Je suis un sceptique sur la valeur réelle de la sensibilité climatique.
Commentaire n°9 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 11h46
Et puis, je ne vois pas pourquoi tu me traites de troll. Si au bout de 2 messages (comme toi) contradictoires, on est taxé de trollisme alors ce n'est plus un débat pseudo-scientifique mais bien religieux. Pourquoi contester la réalité du RCA(l'existence de Dieu) puisque les preuves sont sans équivoque ?...

Tut tut tut... je vous vois venir avec vos preuves : des T° qui augmentent tandis que celles de la stratosphère baissent, la banquise qui diminue etc... Ceux sont bien des faits réels, mais pas des preuves de l'origine anthropique de ces phénomènes.
Commentaire n°10 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 12h47
Et alors, on fait quoi?
On se tripote en attendant que ça passe ou on kiffe la life sans penser à demain vu que de toute façon c'est bientôt la fin (les gamins, on les noit tout de suite ou on fait comme si de rien n'était, ils verront bien assez tôt le merdier?)
Commentaire n°11 posté par mixlamalice le 08/12/2009 à 15h20
He Fils d'Al Gore, tu as pas mal réagi sur le fil "Hacked".

Moi, je suis un peu con, les faits réels que je comprends le mieux, ce n'est même pas l'effet des GES sur le climat, c'est l'expérience de Tyndall en 1859 qui montre que le CO2 ne laisse pas passer la chaleur. Ce genre de manips est tout à fait quantitatif. Je me demande après comment on peut affirmer que l'augmentation de concentration de CO2 atmosphérique n'en fera pas autant, c'est pour ça que je vous demande.
Commentaire n°12 posté par Tom Roud le 08/12/2009 à 17h53
FCAl (7)
Pour d'autres avis je peux a nouveau vous renvoyer a l'editorial de Nature, mais je suppose que vous considerez cette publication comme un bon magazine de science fiction.
Votre remarque sur la sensitivite est plus interessante, quelle serait sa vraie valeur et pourquoi ?
Commentaire n°13 posté par o le 08/12/2009 à 18h54
@ Tom,

le problème n'est pas l'expérience de Tyndall ou la théorie des gaz à effet de serre (qui peuvent difficilement être remises en question) mais la sensibilité climatique. Quelle est sa définition :
"La sensibilité climatique désigne l’évolution des températures à l’équilibre en situation de doublement CO2, lorsque toutes les rétroactions climatiques à ce doublement ont été intégrées. Cela répond à la question : que se passerait-il en surface si nous passions de 270 ppm CO2 (1750) à 540 ppm (futur) et que nous laissions ensuite le climat réagir pour retrouver son équilibre ?"
Pour répondre à cette question, le GIEC nous donne une large fourchette pour 2100 de +1,1°C à +6,4°C (NDLR : difficile de se tromper), tout en insistant bien sur le dernier chiffre (et oui, faut faire peur).

Mon avis (à défaut de certitudes) est que cette science est toute jeune, elle ne maitrise pas la complexité du système climatique. Elle se base sur des hypothèses (mal vérifiées) et des estimations, sans compter les choses qu'on ne connait pas, le tout en mettant comme préambule que le CO2 est la cause du RC récent (c'est l'objectif statutaire du GIEC). Autant dire que les 90% de certitudes affichées par certains membres du GIEC ne comprend pas les 80% d'incertitudes.


@mixlamalice

Tu considères le RC comme un problème. Si çà te rassure. Mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Il y aura probablement d'autres problèmes plus importants, totalement indépendants du RC, qui "foutront le merdier" pour nos enfants. Probablement même avant que les 1ers effets éventuelles d'une réduction des émissions des GES se fassent sentir.

Alors que fait-on en premier ? Avez vous conscience du coût de la lutte contre le changement climatique ? Certainement pas... Selon les estimations de l'UE, les pays en développement auront besoin de 100 milliards d'euros PAR AN d'ici à 2020 pour empêcher la température moyenne du globe d'augmenter de plus de 2°C, sans compter l'argent que les pays développés devront débloquer EN PLUS pour remplir leurs objectifs.

Êtes-vous encore sûr que le RC est une priorité ? Êtes-vous sûr que le GIEC a raison à 90% ??
Commentaire n°14 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 19h07
Oui, mais je questionne votre questionnement.
Soyons clair :
- la quantité de chaleur absolue arrêtée par une couche d'air est sans aucun doute une valeur mesurable en labo
- tout le reste, depuis la physique jusqu'aux différentes rétroactions est certes difficile à estimer, mais estimable et surtout calibrable sur les données passées.

La sensibilité au CO2 est donc certainement estimable de façon indépendante avec une bonne précision, compte-tenu des différents relevés climatiques, de la physique, du passé, etc... et c'est ce que les climatologues font sans aucun doute.


Secundo, un type comme Courtillot par exemple reconnaît que la sensibilité au CO2 est grande à basse concentration (il est bien obligé, on sait depuis 200 ans que la température théorique de la Terre sans atmosphère est de -15 C) mais affirme qu'aujourd'hui elle serait plus faible et qu'elle saturerait. Au nom de quoi si ce n'est son obsession à faire coller le réchauffement à son dada géo-magnétique ? Qu'est-ce qui est plus ad hoc et le plus "immature" scientifiquement : estimer et calibrer des modèles à base physique sur des données existantes ou décider de façon complètement arbitraire que quelque chose dans la physique, les interactions avec la biosphère... a soudainement changé ? On me rétorquera peut-être qu'on ne peut pas savoir comment le système va se comporter dans la futur, auquel je répondrai que tout système quel qu'il soit est linéaire pour les petits changements, donc on peut estimer sans gros problème l'ordre de grandeur d'un réchauffement futur dû au CO2 à partir de la réponse linéaire calculée à partir de données passées (c'est aussi pour ça que l'argument de Courtillot sur la saturation me paraît peu stupide ).

On pourra toujours me dire qu' on peut avoir un soudain violent effet non-linéaire à écart de température plus grand qui sort de la boîte de façon totalement non prédictible, mais dans ce cas il y a très intérêt à prier le seigneur pour qu'il soit dans le bon sens et c'est un argument pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.
Commentaire n°15 posté par Tom Roud le 08/12/2009 à 19h30
L'argument de Courtillot se base sur la loi en logarithme qui relie l'élévation de température au taux de CO2 :
http://www.pensee-unique.fr/images/carterfig7.jpg

Concernant les modèles de prédictions, pour les faire tourner, il faut d'abord connaitre tous les facteurs déterminants d'un changement climatique, puis les quantifier et enfin partir sur des hypothèses.
Pour juger s'ils sont justes, on commence d'abord par savoir s'ils arrivent à modéliser les évolutions du passé. A ce niveau, c'est du niveau d'une recette de grand mère. "si on part comme hypothèse que le forçage radiatif du CO2 est de tant alors, pour que le modèle colle à la réalité, il faut que celui des aérosols soit de tant, le tout en ayant une rétroaction des océans de çà". Pourquoi il y a tant d'études scientifiques sur l'évaluation quantitative de ces différents facteurs ? C'est que c'est très compliqué de les apprécier convenablement.

Tout çà pour dire qu'un modèle sera bon (ou mauvais) en fonction de ce qu'on lui donne comme hypothèses et des résultats qu'on a envie de lui faire dire.


Enfin, tu peux prier que les modèles du GIEC se trompent dans le bon sens du terme (peu de sensibilité climatique) mais tout dépend de l'importance que tu y accordes. Si tu prends conscience qu'ils sont mauvais, et que le GIEC a "pour mission d’évaluer (...) les risques liés au changement climatique D'ORIGINE HUMAINE" (NDLR : si ce n'est pas çà, ils ne servent à rien), tu relativiseras et tu n'auras pas besoin de prier.

Et, s'il vous plait, ne me parlais du consensus virtuel des 2000 scientifiques...
Commentaire n°16 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 20h31

Mon cher FCAG, avant de nous expliquer la vie, il faudrait déjà savoir de quoi vous parlez...

La sensibilité climatique telle que prévue par les modèles de l'IPCC est entre 2.1 et 4.4 °c, avec une valeur "la plus probable" de 3.2°C (chap.8 du rapport). Ce que vous avez donné c'est la fourchette d'élévation de T° sur l'ensemble des scénarios d'émissions envisagés...  Des estimations indépendantes, basées sur les données, donnent des valeurs de SC compatibles (Annan and Hargraves 2006)

"L'argument de Courtillot se base sur la loi en logarithme qui relie l'élévation de température au taux de CO2 :
http://www.pensee-unique.fr/images/carterfig7.jpg"

Cette loi relie le taux de Co2 et le forcage radiatif, pas la T°...pas la même chose (pourquoi on s'embêterait avec des modèles de climat sinon ?). "L'argument" de Courtillot ne repose sur rien du tout: il dit, "c'est logarithmique". Sans blague ?? ca c'est un scoop ! Cette relation est précisément celle du GIEC... Logarithmique, ca ne veut pas dire "il n'y a plus d'effet du CO2". Et si vous compreniez un peu tout ca, vous sauriez que ca n'est pas la réponse aux seuls GES qui pose problème (environ 1°C dans le cas d'un doublement du CO2), c'est la mise en jeu des feedbacks (qui font passer cette réponse à, vraisemblablement, 3°C).

Réponse de ICE le 08/12/2009 à 21h55
"L'argument de Courtillot se base sur la loi en logarithme qui relie l'élévation de température au taux de CO2 :
http://www.pensee-unique.fr/images/carterfig7.jpg "

Je ne comprends pas votre argument alors.
Si je ne m'abuse, avec cette courbe/formule que vous donnez, un doublement de la concentration de CO2 donne une augmentation du forçage radiatif de 2.94 W par mètre carré (2.94*log_2 2). Or l'estimation du GIEC pour la composante d'origine humaine du forçage radiatif
est de "seulement" 1.6 W par mètre carré. Evidemment, il y a des effets compensatoires de l'albédo, et tout... mais si je prends votre formule à la lettre et si je comprends bien, ça veut dire que si on multiplie la concentration de CO2 par 2, on multiplie (à la louche, hein) par 3 le forçage anthropogénique estimé par le GIEC ! A moins de sous-entendre que les gens du GIEC ne savent pas calculer la chaleur en plus ainsi dégagée (intégrale sur l'aire de la Terre) et en déduire la température, votre courbe montre qu'il va y avoir un réchauffement climatique violent dû à l'accumulation du CO2 (ou alors il y a une subtilité qui m'échappe...)
Commentaire n°17 posté par Tom Roud le 08/12/2009 à 21h29
Ah Vincent Courtillot, le grand retour des Chevaliers de l'Ordre de la Terre Plate.

Je comprends pas qu'il arrive encore a trouver des journalistes qui osent l'inviter.

J'aime beaucoup aussi son argument sur l'an mil, avec le Roy Ladorie, non point de roi, mais bien l'historien Emmanuel Le Roy Ladorie qui dit que les températures en l'en mil était plus faible que aujourd'hui.
Mais que nenni, Courtillot et Allegre répète a qui veut bien l'entendre cet argument.

Et les journalistes ... silencieux laissent faire ...
Commentaire n°18 posté par JeanPhilippe le 08/12/2009 à 22h42
@ ICE,

Avant de vouloir jouer le grand manitou, apprends un peu à lire ce que j'écris ou, du moins, n'interprètes pas à tord et à travers :

"Cette loi relie le taux de Co2 et le forçage radiatif, pas la T°" ---> en effet, tu sais bien lire les coordonnées du graphique. Mais dans la sainte bible du GIEC, si le forçage du CO2 augmente, il se passe quoi ??

"Logarithmique, ca ne veut pas dire "il n'y a plus d'effet du CO2"" ---> Ça veut dire que plus le CO2 s'approche de son seuil de saturation, moins son forçage augmentera rapidement. C'est là qu'intervient un autre GES dans les modèles du GIEC (la vapeur d'eau) pour prendre le relai et donc, amplifier le RC.

"Et si vous compreniez un peu tout ca, vous sauriez que ca n'est pas la réponse aux seuls GES qui pose problème (...) c'est la mise en jeu des feedbacks" ---> Non sérieux ? Ai-je dis le contraire ? Merci de le préciser pour ceux qui ne le savaient pas. Et ces fameux "feedbacks", tu les a tous trouvés et quantifiés ? Et, tant qu'à y être, les rétroactions négatives ?? Pas besoin de chercher trop longtemps, on est encore au stade des approximations/estimations, avec des études qui sont en désaccords complets.

@ JP

Qu'est-ce qui te fait dire que les T° du Moyen Age n'étaient pas au moins égales à celles d'aujourd'hui ? Les études de Mann et leurs dérivées ?
Commentaire n°19 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 08/12/2009 à 23h12

Penser que l'allure logarithmique (bien sûr, complètement ignorée de l'IPCC, n'est-ce pas...) de la courbe entre concentration de CO2 et Forcage Radiatif justifie une faible sensibilité climatique au CO2, c'est tout simplement n'importe quoi. C'est ce que fait Courtillot (quand on lui pose explicitement la question sur le forcage radiatif du CO2), et vous semblez d'accord avec lui quand vous donnez le lien de 'pensee-unique'. La sensibilité, ce n'est pas le rapport entre concentration et FR, ou concentration et T° - mais entre FR et T°. Or FR est déjà bien connu ici. Si vous voulez argumenter que la sensibilité au CO2 est faible, trouvez autre chose. Tout ce que vous dites sinon, c'est que le relation entre CO2 et forcage (et donc, réchauffement) n'est pas linéaire: quel scoop! prevenez-vite le GIEC, ils ne sont pas au courant.

Merci aussi de reconnaitre en creux que vous avez dit n'importe quoi sur la valeur de SC donnée par l'IPCC.

Réponse de ICE le 09/12/2009 à 00h28
@LFCAG

Relis avec attention ce que j'écris,
A 2:10 http://www.dailymotion.com/video/xbelvu_vincent-courtillot-france-inter_news
Citation Emmanuel Le Roy Ladurie, comme ultime justification

Maintenant vas lire ça:
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/12/courtillot-enr%C3%B4le-le-roy-ladurie-qui-le-contredit.html

ok ?

Bon concernant ta question tu en es la ?

Si c'est oui va lire:


Bauer, E., M., Claussen, and V. Brovkin, Assessing climate forcings of the earth system for the past millennium, Geophys. Res. Lett., 30 (6), doi: 10.1029/2002GL016639, 2003.

Bertrand C., M.F. Loutre, M. Crucifix, and A. Berger, Climate of the Last millennium: a sensitivity study, Tellus, 54(A), 221-244, 2002.

Briffa, K.R., and T J. Osborn, Blowing Hot and Cold, Science, 295 2227-2228, 2002.

Briffa, K.R., T.J. Osborn, F.H. Schweingruber, I.C. Harris, P.D. Jones, S.G. Shiyatov and E.A. Vaganov, Low-frequency temperature variations from a northern tree-ring density network. J. Geophys. Res., 106, 2929 2941, 2001.

Cook, E.R., J. Esper, and R.D. D’Arrigo, Extra-tropical Northern Hemisphere land temperature variability over the past 1000 years, Quat. Sci. Rev., 23, 2063-2074, 2004.

Crowley, T.J., Causes of Climate Change over the Past 1000 Years, Science, 289, 270-277, 2000.

Crowley, T.J., and T. Lowery, How Warm Was the Medieval Warm Period?, Ambio, 29, 51-54, 2000.

Esper, J., E.R. Cook and F.H. Schweingruber, Low-frequency signals in long tree-line chronologies for reconstructing past temperature variability, Science, 295, 2250-2253, 2002.

Gerber, S., F. Joos, P. Brügger, T. F. Stocker, M. E. Mann, S. Sitch, and M. Scholze, Constraining temperature variations over the last millennium by comparing simulated and observed atmospheric CO2, Climate Dynamics, 20, 281-299, 2003.

Gonzalez-Rouco, F., H. von Storch, and E. Zorita, Deep soil temperature as proxy for surface air-temperature in a coupled model simulation of the last thousand years, Geophys. Res. Lett., 30, 2116, doi:10.1029/2003GL018264, 2003.

Huang, S., H. N.Pollack and P.-Y. Shen, Temperature Trends Over the Past Five Centuries Reconstructed from Borehole Temperature, Nature 403, 756-758, 2000.

Jones, P.D., K.R. Briffa, T.P. Barnett and S.F.B. Tett, High-resolution palaeoclimatic records for the last millennium: Integration, interpretation and comparison with General Circulation Model control run temperatures, Holocene, 8, 455-471, 1998.

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Jones, P.D., T.J. Osborn, and K.R. Briffa, The Evolution of Climate Over the Last Millennium, Science, 292, 662-667, 2001.

Mann, M.E., R.S. Bradley, and M.K. Hughes, Northern Hemisphere Temperatures During the Past Millennium: Inferences, Uncertainties, and Limitations, Geophysical Research Letters, 26, 759-762,
1999.

Mann, M.E., Jones, P.D., Global surface temperature over the past two millennia, Geophysical Research Letters, 30 (15), 1820, doi: 10.1029/2003GL017814, 2003.

Mann, M.E., Rutherford, S., Bradley, R.S., Hughes, M.K., Keimig, F.T., Optimal Surface Temperature Reconstructions Using Terrestrial Borehole Data, Journal of Geophysical Research, 108 (D7), doi: 10.1029/2002JD002532, 2003.
Commentaire n°20 posté par JeanPhilippe le 08/12/2009 à 23h59
Merci pour ces références, Jean-philippe. Mias j'ai peur que ceux qui voient en MannJOnesCRUBriffaRealclimateHadleyGISS l'Origine du Mal ne soient pas convaincus ;-)
Réponse de ICE le 09/12/2009 à 00h33
FCAl
J'attends toujours votre chiffrage et son explication, mais au vu des messages precedents vous n'avez pas l'air d'etre tout a fait a la page sur ce sujet. Souffrez donc que je vous conseille la lecture de cette note
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/12/natural-variability-and-climate-sensitivity/
ainsi que ce papier
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/318/5850/629
Vous n'appreciez surement pas les auteurs mais faites un effort.

De plus, je vous conseille de mediter sur cette note du blog de Paul Krugman, bien que quelque chose me dit que vous ne l'aimez pas non plus
http://krugman.blogs.nytimes.com/2009/12/08/climate-rage/

J'ai jete un rapide coup d'oeil sur le site pensee unique que vous conseillez. J'espere que vous vous rendez compte que tres peu de physiciens vont prendre au serieux un article qui en gros stipule que les theories de Fourier violent le second principe de la thermo. Depuis plus de 150 ans cela aurait fini par se savoir.
Commentaire n°21 posté par o le 09/12/2009 à 03h10
Pour vous FCAl, un petit nouveau qui vient de sortir. Helas c'est encore une mauvaise nouvelle.

http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/abs/ngeo706.html
Commentaire n°22 posté par o le 09/12/2009 à 04h08
@ ICE

"vous semblez d'accord avec lui quand vous donnez le lien de 'pensee-unique'" ---> NON, je ne suis pas d'accord avec lui. J'ai simplement illustré les propos de VC suite au post de TOM qui se demandait d'où il pouvait sortir un tel argument.

"La sensibilité, ce n'est pas le rapport (...) prevenez-vite le GIEC, ils ne sont pas au courant." ---> que du bla bla, du brassage de vent et de mauvaise interprétation de mes messages. C'est vraiment du bas de gamme.

"Merci aussi de reconnaitre en creux que vous avez dit n'importe quoi sur la valeur de SC donnée par l'IPCC." ---> Je ne vais pas réagir à toutes les interventions de chaque personne. Mais si çà te rassure de dire au grand monde que je me suis trompé de fourchettes de valeurs sur la sensibilité attribuée par un organisme (le GIEC), pourquoi pas. J'ai eu le malheur de prendre la fourchette d'élévation des T°.

@ JP

ta sélection d'articles est impressionnante mais tu ne pouvais pas choisir plus mauvais exemples. ICE a répondu à ma place. C'est bizarre d'ailleurs que tu me les cites parce que ces personnes sont en plein dans la tourmente du ClimateGate.

"Et les journalistes ... silencieux laissent faire ..." ---> Les journalistes gobent aussi la bouche ouverte toutes les news/interventions/papiers farfelues, mensongères et alarmistes. Et sur ce point, les interventions de VC n'équilibrent vraiment pas la balance. Même Évelyne Dhélia a plus de temps de parole sur le RC...

@ "zero"

"J'attends toujours votre chiffrage et son explication" ---> Wouarff l'argument choc pour décridibiliser son contradicteur. Ai-je vraiment besoin de répondre que personne à le bon chiffrage ?

"Souffrez donc que je vous conseille la lecture de cette note (...)" ---> MERCI de me renvoyer vers des papiers/blogs réchauffistes. Vous voulez que je vous donne les miens ? Non pas besoin, hein ?

"J'ai jete un rapide coup d'oeil sur le site pensee unique que vous conseillez" ---> Je n'ai pas conseillé pensée-unique.fr. J'en ai simplement tiré un graphique pour TOM. D'ailleurs, c'est bizarre qu'une personne comme vous, censée s'intéresser au sujet du RCA, semble découvrir ce site qui est pourtant archi connu sur la blogosphère française et sceptique.

@ tout le monde

Vos réactions me laissent penser que vous êtes tous en pleine dissonance cognitive. Je ne cherche pas à vous convaincre (il n'y a pas pire sourd qu'un âne qui ne veut pas entendre) mais à rétablir quelques vérités sur certains sujets que des lecteurs de passage puissent prendre au 1er degrés.

Je ne vais pas continuer à répondre à tous les messages (surtout de ce niveau) alors bonne continuation, et surtout ne vous dégoutez pas vous même de l'alarmisme. On s'en écœure vite.
Commentaire n°23 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 09/12/2009 à 09h26
"Vos réactions me laissent penser que vous êtes tous en pleine dissonance cognitive. Je ne cherche pas à vous convaincre (il n'y a pas pire sourd qu'un âne qui ne veut pas entendre) mais à rétablir quelques vérités sur certains sujets que des lecteurs de passage puissent prendre au 1er degrés."

Moi je vois plutôt que tu racontes n'importe quoi en prétendant expliquer la science, qui plus est sur un ton arrogant (cf ton premier comment). L'âne on voit très bien qui c'est...
Réponse de ICE le 09/12/2009 à 11h18
FCAG, une croissance logarithmique, ce n'est pas une saturation. Saturation implique une valeur asymptotique finie. En plus, en l'occurence, la façon de représenter cette courbe est malhonnête pour "écraser" les valeurs entre 230 et 260 (c'est exactement ça un "trick" pour suggérer un message, le message des sceptiques ici, c'est "la courbe s'écrase", mais c'est dû à leur choix d'axe en y). Sinon, c'est bizarre d'expliquer un argument d'un sceptique avec une courbe à laquelle tu ne crois pas (ou en tous cas à laquelle tu ne peux pas croire pour les raisons données plus haut).
Commentaire n°24 posté par Tom Roud le 09/12/2009 à 11h48
@LFCAG

Ouais tu as sans doute raison ne lis pas, ça pourrait t'éduquer.
Commentaire n°25 posté par JeanPhilippe le 09/12/2009 à 12h37
Le climategate montre aussi la vrai nature Courtillot voir
http://www.di2.nu/foia/1200426564.txt qui montre comment Courtillot a essayé de flinguer E. Bart auprès de l'Académie et du CNRS en utilisant son réseau d'influence politique parce Bart avait eu le culot de faire son boulot de scientifique et pointant les erreurs (pour être gentil!) de l'article d'EPSL (et il faut le préciser en restant dans la sphère purement scientifique)!
IL est d'ailleurs cocase de voir VC expliquer aux journalistes (qui avaient eux aussi eu l'audace de le critiquer) que la réponse de Bard était "mais que de plus les critiques scientifiques formulées par Edouard Bard et Gilles Delaygue étaient pour l'essentiel fausses ou fondées sur des témoignages faux que leur avaient fourni certains de leurs collègues. Nos conclusions scientifiques restent donc dans leur totalité." discours évidemment très différent de celui de sa réponse au comment de Bart ou il était beaucoup plus modeste sur le sujet. Mais ce n'est pas la même chose de répondre devant des scientifiques du domaine et devant un public sans contradicteurs potentiels !!!
Commentaire n°26 posté par olivier le 09/12/2009 à 13h31
Voici l'email complet en question qui montre le réseau d'influence utilisé par V. Courtillot et sa mauvaise foi :
http://forkbomb.org/cmail/mail/1200426564.txt
Commentaire n°27 posté par gdl le 09/12/2009 à 18h43
Merci. Très instructif...
Réponse de ICE le 10/12/2009 à 12h05
ICE : "Oh, seigneur.... la science du climat se résume à 'extrapoler' le réchauffement récent ?! 'Certains', seulement, sont inquiets, d'ailleurs... (alias 95% ou plus des scientifiques du climat ?!?) "
------------------------
Courtillot a dit "**certains** extrapolent" et vous, vous lui faites dire que "la science du climat se résume à 'extrapoler'". Vous avez vraiment de grave problème de lecture mon vieux. Le réchauffisme, faut pas en abuser, ça nuit à la compréhension et à l'intelligence.


--------------------------------
ICE: "Mais qui a dit que toutes les courbes de toutes les régions devait 'ressembler' au CO2 ?? quel 'strawman' grotesque - "
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Rooo, cette mauvaise foi !
Qui ? bah le GIEC pardi, cf par ex. figure 9.12, l'AR4 WG1. Partout, c'est montré que toutes les régions du monde ont une température dans le même sens que le CO2, à savoir un réchauffement ces 30 dernières années et à un niveau qui dépasse tout ce qu'il y a depuis 1 siècle. Et évidemment, les modèles trouvent la même chose (comme c'est formidable !). Or aux USA, (qui soit dit en passant où se trouvent plus de 70% des stations terrestres alors que c'est juste 3% de la surface de la Terre !), les années les plus chaudes sont autour de 1930. Donc oui, la FARCE essaye de faire croire que le RC se passe partout et que c'est simulé correctement par les modèles. Quitte à tricher sans vergogne comme on le voit clairement sur la figure 9.12.

---------------------
ICE : "86: Tchernobyl ?
'stable' : la courbe s'arrête dans les années 90 - où est donc le reste du 'plateau' ?"
-----------------------------
Le reste du plateau, il suffit de regarder chez MF ou ailleurs. C'est ultra simple, pourquoi vous le faites pas au lieu de pérorer ?

-------------------
"Ben oui - il y a une réchauffement global, et sa déclinaison régionale n'est pas homogène, évidemment. Quel scoop."
-----------------
Ce que dit Courtillot et que vous cherchez à caricaturer, c'est que les modèles montrent tous un réchauffement parallèle à la hausse du CO2 pour TOUTES les régions du monde, (il suffit de lancer Magicc pour le savoir : la seule manière pour les modèles de simuler une baisse, c'est en jouant sur les aérosols dont personne ne connaît le taux et que même Hansen avoue que c'est "out of the hat", cf sa courbe de forçage aérosols de son Model E sur le site du GISS).
Or c'est réfuté par la courbe de température des USA et par un réchauffement en forme de palier en Europe.

Bref, tout le reste de votre billet est du même calibre : du dénigrement gratuit maquillé en analyse "scientifique". Il faudrait une vie pour débunker toutes vos inepties tellement vous êtes d'une mauvaise foi crasse.

L'opinion en a marre des mensonges de votre Eglise de Climatologie. Vous avez perdu, les sceptiques ont gagné, il est temps pour vous de songer à une belle carrière dans le transport routier international.
Commentaire n°28 posté par miniTAX le 10/12/2009 à 13h09
"Courtillot a dit "**certains** extrapolent" et vous, vous lui faites dire que "la science du climat se résume à 'extrapoler'". Vous avez vraiment de grave problème de lecture mon vieux. Le réchauffisme, faut pas en abuser, ça nuit à la compréhension et à l'intelligence."

Vous êtes juste ridicule, minitax.
Tout le monde voit très bien ce que Courtillot a voulu dire: que les projections de réchauffement climatique se font simplement en extrapolant les tendances passées !! sous-entendu qui est completement indéfendable.

"Qui ? bah le GIEC pardi, cf par ex. figure 9.12, l'AR4 WG1."
http://www.ipcc.ch/graphics/ar4-wg1/jpg/fig-9-12.jpg


On voit bien que les courbes, bien que exagérement lissées, ne sont pas les mêmes partout (A.N. par ex), et que leur évolution sur l'ensemble du XXeme siècle ne suit pas à la lettre la concentration globale de CO2 -  ce que Courtillot 'voudrait'. Et si Courtillot lissait sa courbe Europe comme dans cette figure, elle ne serait pas très différente de SEM ou NEU.

"Quitte à tricher sans vergogne comme on le voit clairement sur la figure 9.12."
???

"Le reste du plateau, il suffit de regarder chez MF ou ailleurs. C'est ultra simple, pourquoi vous le faites pas au lieu de pérorer ?"
Et pourquoi Courtillot ne le fait pas alors, si c'est ultra simple, au lieu de pérorer à l'Académie ? Moi, quand on me parle de 2 plateaux, dont un de 87 ans et l'autre de 8-10 ans, je m'interroge...


Réponse de ICE le 10/12/2009 à 17h02
"Vous avez perdu, les sceptiques ont gagné"

Je savais pas que c'était un jeu, le réchauffement climatique.
Commentaire n°29 posté par mixlamalice le 10/12/2009 à 15h23
De quoi alimenter la prochaine chronique...
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/10/quand-le-cnrs-renvoie-dos-a-dos-climatologues-et-climato-sceptiques_1278719_1270066.html#ens_id=1275244
Commentaire n°30 posté par pablo le 11/12/2009 à 11h07
OUi j'ai vu ca... C'est assez triste.
il y a aurait de quoi blogger en permanence en ce moment...
Réponse de ICE le 11/12/2009 à 11h39
L’exigence intellectuelle de Courtillot en acte :

Lors de son passage sur FR3 chez Taddeï, Courtillot a fait référence à Fred Singer dans les premières secondes de son intervention, le présentant comme un « scientifique nobélisé » (au même titre que Jouzel, a-t-il précisé…) en gage du sérieux des thèses qu’il s’apprêtait à défendre.

Pour ceux qui ne connaitraient pas ce cher Fred, voici un survol (bardé de preuves) de sa vie et de son œuvre :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2927
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2926

De deux choses l’une : soit Courtillot ne vérifie pas ses sources, soit il fait preuve de malhonnêteté intellectuelle.

La question est ouverte, mais quelle que soit la réponse, cela ne plaide vraiment pas en sa faveur.
Commentaire n°31 posté par Contre Info le 16/12/2009 à 13h12
Merci. Tout ca est très instructif...
Réponse de ICE le 16/12/2009 à 19h01
J'ai parle avec Courtillos ici a la AGU. Je lui a montre la meme figure que t'as poste dans tes commentaires, ICE. Donc c'est bien evident que l'augmentation de temperatures en palier est toute a fait dans les figures de GIEC. Il a vu la figure la premiere fois et a effectivement seulement connu celui du resume pour policy makers (à basse resolution sans difference entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud).
En plus il a constaté que le fait que les modeles ne montre pas ce type d'augmentation en palier. Je lui a demande comment il sait que les modeles ne font pas ca parce evidemment on voit seulement un enveloppe des resultat d'une centaine de simulations. A ce moment il a terminé la discussion.
PS Imaginez qu'on prend une seule simulation d'un seul modèle. Dans le sense de Courtillot elle en contradiction avec les autres modèles parce que sa trajectoire vers un rechauffement est unique et n'est pas reproduit par les autres modèles. C'est quand meme surprenant.
Commentaire n°32 posté par Georg Hoffmann le 16/12/2009 à 13h53

"Il a vu la figure la premiere fois et a effectivement seulement connu celui du resume pour policy makers"
Ce qui tend donc à montrer qu'il ne lit pas le rapport complet.
Je vois qu'il avait un poster "climat/soleil" ce lundi: je ne doute pas qu'il ait eu du succès...

Bonne AGU!
Réponse de ICE le 16/12/2009 à 17h57
A propos de l'AGU, surveillez ce site http://www.agu.org/meetings/fm09/lectures/
Pour ecouter l'expose de Richard Alley "The Biggest Control Knob: Carbon Dioxide in Earth's Climate History".
Commentaire n°33 posté par o le 16/12/2009 à 16h45
Dernière actualité de Courtillot, décidément omniprésent dans les médias : il sera l'unique invité de France Culture, dans Les Nouveaux Chemins de la Connaissance (R. Enthoven) -
émission du vendredi 12 février 2010.
"L'esprit du scepticisme 5/5 Polémique autour du réchauffement climatique".

Après un cycle de quatre jours, consacré au "scepticisme" en philosophie (Pyrrhon, Montaigne, Pascal, Hume), c'est Courtillot qui sera invité pour le dernier jour, à titre d'illustration pratique, et apparemment, encore une fois sans contradicteur: bref, élevé implicitement et de facto, ni plus ni moins qu'au rang d'héritier d'une longue tradition philosophique initiée par les Sages Antiques... *sigh*

Je vais malheureusement la manquer, mais ça promet un grand moment de radio.
Commentaire n°34 posté par Ort le 08/02/2010 à 15h12
Je vais risquer une question stupide ...mais comment le giec superpose t-il les courbes de temperatures issues de modèles avec les mesureq de station de sol...je ne parle pas de tendance mais du point de vue de valeur absolue...
les mesures de temperatures de stations etant standardisées de façon arbitriare .. pourquoi ça colle en valeur absolue? ça veut dire que la temperature est homogène près du sol et ce ce sur une epaisseur qui va correspondre à des volumes de cellules classique des modèles?

Une remarque la superposistion des resultats des modeles est franchement tendancieuse...cela cache les incoherences des modeles individuels et oriente la comprehension du lecteur.
Commentaire n°35 posté par jacques le 18/10/2010 à 01h07

Ce ne sont pas des valeurs absolues qui sont représentées, mais des anomalies (des écarts à la moyenne.... la moyenne étant définie par exemple sur 1960-1990).

Les modèles ont des biais moyens importants: ils ratent la température moyenne du globe (telle qu'on l'estime par les mesures au sol) d'1 degré ou plus:

http://www-pcmdi.llnl.gov/projects/cmip/overview_ms/control_tseries.pdf

Réponse de ICE le 21/10/2010 à 14h31
alors la superposition des courbes est tendancieuse....et cela montre que les modèles sont foireux ou les températures non mesurées correctement, en fait c'est une observables degueulasse et sans sens physique clair....
En fait les arguments du giec comme ceux des sceptiques sont parfaitement recevables.
Il est parfaitement légitime de faire des modèle ,, ne serait ce que pour étudier les mécanismes réels du climat qui ne sont pas accessibles via des calculs grossiers... mais le giec me semble-t-il veut aller trop vite ou se trompe de présentation....
si la conclusion est que plus de CO2 dans l'atmosphere va modifier le climat et sans doute conduire à une augmentation des temperatures de la basse troposphère .. oui...et les modèles sont alors un calcul de perturbation qu i ne necessite pas de connaitre tout ce qui se passe dans le bazar.là les gens ne tiquent pas trop ..si on pose des scenarii et qu'on pretend etre capable de discerner la part du CO2 dans le rechauffement du passé....on dit en fait:" nous avons tout compris des mecanismes du climat au second ordre" et alors il est normal que l'on teste cette affirmation en étudiant le climat plus avant...
Il est amusant de constater que si on oubliait un temps le soleil...et qu'on essayait de comprendre la relaxation d'un systeme composé d'une terre solide multicouche couplée avec dessus des océans au dessus du gaz qu'on fasse tourner tout le bazar à fond de train et qu'en plus on ajoute la perturbation lunaire ce serait deja coton tout est couplé la dedans.. ajoutez les perturbation gravitationnelle diverses et vous avez un systeme dont on ne pourrait etudier que de faibles perturbations....dans le simple cas d'un calcul de gradient de temperature avec l'altitude on fait pare exemple intervenir la gravité supposé champ exterieur constant mais en pratique c'est couplé ....à l'equilibre statique ça va on trouve des resultats coherents....mais introduisez des variations...ça ne marche plus..

quant à la premiere critique des modeles elle me semble etre de savoir comment on sait que sur une periode donnée le bilan radiatif est equilibré....avec une precision d'un ordre inferieur au forçages supposés mis en jeu.
Les modeles DOIVENT etre critiqués et plus rudement que cela....
Commentaire n°36 posté par lemiere jacques le 21/10/2010 à 17h54

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