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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 14:15
- en ce moment a lieu une conférence à l'Université de Copenhague qui se veut une "mise-à-jour" de la science du climat et des évolutions du réchauffement climatique depuis le dernier IPCC (rapport en 2007, mais sur une science  quelques années plus ancienne...). Cela génère quelques échos dans la presse (la hausse du niveau des mers semble toujours remporter un succes journalistique inversement proportionnel aux certitudes à ce sujet...). On notera notamment, par rapport au post précédent, que l'équipe du hadley Center continue d'annoncer le possible "effondrement" de l'Amazonie en cas de réchauffement significatif - avec cette fois-ci la particularité de montrer qu'une part substantielle de cet effondrement est "dans le pipeline", autrement dit verrouillée sur le moyen terme (qq décennies) du fait des constantes de temps d'évolution de tels écosystèmes ( un peu comme la hausse du niveau des mers et la fonte des glaces se produiront longtemps encore après la stabilisation des émissions de CO2) - voir ici aussi.

- alors que justement cette conférence fait plutôt état de nouvelles préoccupantes, un sondage Gallup montre que les Américains se font de plus plus sceptiques sur le réchauffement climatique:  41% (contre 38% en 2004) pensent que la gravité du problème est exagérée, 53% seulement (contre 61%) pensent que le changement climatique affecte déjà la Terre - et 16% croient qu'il ne se produira jamais...
Il y a là apparemment un effet purement climat - et non de l'environnement en général, qui serait passé au second plan derrière la crise économique - vu que les autres problèmes environnementaux cités (pollution de l'eau, de l'air...) font toujours autant partie de leurs préoccupations.
M.Tobis a un graph pas mal sur le sujet - voir aussi celui-ci et une discussion intéressante chez Framing Science:


- seuls les Echos en ont parlé ici, mais c'aurait pu faire l'objet d'une couverture plus importante: au dernier Salon de l'Agriculture, des chercheurs de l'Inra et de l'Arvalis ont soutenu lors d'une présentation que le plafonnement des rendements céréaliers en grande culture, observé depuis le milieu des années 90 en France, était du à l'effet adverse du climat. Les vidéos des présentations sont visibles ici.
Grosso modo, ils innocentent d'abord une stagnation de l'amélioration variétale, un effet économique (baisse des prix), ou des modifications d'itinéraire technique (désintensification, très relative) - puis le climat est finalement mis en cause, sur la base de modélisation agronomique et de statistiques. Chacun se laissera convaincre, ou non - en tout cas l'hypothèse est provocante, et on lira attentivement les travaux quand ils seront publiés.


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Published by ICE
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