Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 14:18
Un article du Science de cette semaine, de Battisti et al. (des Universités de Seattle et Stanford), fait un petit peu parler de lui en ce moment. Et pour cause: on y parle gros coups de chaud et famines à venir... En effet, les auteurs s'intéressent à l'accroissement futur de température durant la saison agricole (en gros, l'été, boréal ou austral selon le cas) au cours du XXIè siècle: ils notent, d'après les sorties des 23 modèles IPCC, que - c'est bien connu - les températures estivales à la fin du siècle qui vient (ou même avant selon les régions) seront très probablement dans de nombreuses régions plus élevées que ce qui a jamais été mesuré jusqu'à présent (ou plus précisément, la médiane future sera supérieure au maximum actuel). C'est ce qui apparait notamment sur leur figure n°3, qui montre la probabilité pour qu'un été des années 2080-2099 soit plus chaud que le maximum enregistré sur 1900-2006:


La figure n°2 illustre mieux cela, pour 3 régions particulières, France, Ukraine, Sahel (histogrammes d'anomalies de t° estivales, sur une base 1900-2006):



Pour la France, cela revient à dire, comme on vous l'a dit et redit, que la canicule 2003 constituera en 2100, en termes de T°, un été normal...

Là où les auteurs veulent en venir, c'est que cette hausse de température va avoir - à elle seule - des conséquences néfastes sur la production agricole. Boooon... Ce n'est rien de très nouveau là non plus, il y a une abondante littérature à ce sujet - que les auteurs invoquent d'ailleurs, dans un premier temps: il est en effet assez connu que, toutes choses égales par ailleurs, des périodes de forte chaleur, en particulier pendant certaines périodes critiques du développement des plantes (méiose par exemple, ou remplissage des grains) peuvent avoir des effets délétères sur les rendement agricoles. De même des températures plus élevées, simplement en moyenne, peuvent aussi raccourcir le cycle cultural de la plante, donc la durée d'assimilation, donc le rendement final. Bref, les effets sont nombreux, on pourra voir à cet effet parmi les articles cités Wheeler et al (2000) ou Barnabas et al (2008) pour des reviews.
Là où ca devient plus étrange, c'est qu'au lieu de partir de ces travaux agronomiques et d'en dériver une modélisation quantitative de l'effet du réchauffement futur sur les récoltes, Battisti et Naylor préfèrent se fonder sur une petite analyse historique d'évenements pour lesquels, selon eux, on isole empiriquement, à grande échelle, une réduction des rendements due principalement à de fortes températures pendant la saison culturale - c'est-à-dire des évenements pour lesquels les précipitations, notamment, restent par ailleurs quasiment normales.
Ils prennent ainsi trois évènements historiques:
- la canicule 2003 en France (-30 et -21% en mais et blé respectivement)
- l'été 72 en URSS : idem, très chaud, -13% en blé.
- le Sahel aujourd'hui, où après la sécherres des années 70-80, les pluie sont revenues à la normale, mais pas les rendements agricoles: les auteurs blament pour cela la hausse, concomittante, des températures.
Et voilà: Battisti et al ne font pas de projections explicites en termes de production agricole - ils restent dans le qualitatif, et se contentent, donc, de noter que 1) il va faire plus chaud ; que 2) quand il a fait très chaud à notre époque, déjà, les rendements se sont cassés la figure; donc 3) moralité, la hausse de T° estivale attendu avec le réchauffement climatique va sérieusement mettre à mal la production agricole - et ce de façon assez globale qui plus est.  

Quoi ?? c'est tout ? Eh ben oui... - à ce compte là, je connais un paquet de discussions de comptoir à la sortie des labos qui pourraient se transformer en papiers dans Science...
Qu'on ne se méprenne pas: il ne s'agit absolument pas de nier que des températures estivales plus élevées posent à l'avenir un problème certain à l'agriculture, bien au contraire; simplement, il n'y ici rien de nouveau (il n'y a guère que Science qui n'a jamais dû entendre parler auparavant de stress thermique des plantes, ce qui explique sans doute pourquoi il croit intéressant de publier cette étude - ca, plus tout le petit laius, si usuel qu'il en devient irritant, sur la vulnérabilité des sahéliens, les considérations géopolitiques, le "need for adaptation", etc... ) et, surtout, la "méthode" - si on peut dire - pour le démontrer, est très peu convaincante...

Bon, leur point 1 n'est pas contestable: il va faire plus chaud à l'avenir - les projections de T° sont assez consensuelles - on pourrait juste observer que leur figure3 (la premiere ci-dessus) est un peu trompeuse: la probabilité que la médiane future dépasse le max actuel est plus grande dans les tropiques car la variabilité dans les Tropiques justement est limitée aujourd'hui, vu qu'il y fait chaud de façon assez régulière (cf le graph pour le Sahel sur la fig.2) - mais bon je crois qu'ils le disent qqpart...
Leur point 2, par contre, est bien plus criticable: pour commencer par leur dernier exemple, avancer que les rendements actuels au Sahel, en mil, sorgho ou en maïs, stagnent, malgré le retour des pluies, à cause des T° qui ont augmenté, là il faudrait etayer un peu plus qu'avec une simple citation de l'ONU, parce que 1) ce n'est toujours vrai (la stagnation) - 2) là où ca l'est on peut penser à beaucoup de raisons plus convaincantes... Ensuite, l'effet de fortes températures restent quand même, bien évidemment, conditionné aux précipitations. Or, les canicules d''Europe 2003 et Russie 72, même si elles ne furent pas exceptionnelles en termes de déficit hydriques, correspondent quand même à des été secs. On ne peut rien dire, par exemple, de ce qui se serait passé avec des précipitations supérieures... autrement dit, pour isoler un peu plus précisément un "effet T°", il aurait sans doute fallu recenser davantage d'évenements avec des précip différentes.
Ce qui nous amène aux point 3): justement rien ne dit, a priori, que dans le futur T° et précipitations resteront associés de la même façon qu'aujourd'hui - par exemple,  à la dernière AGU Rust et al montraient que les "types de temps" (grands ensembles de conditions météo) sur l'Europe, tels que simulés par les modèles Ipcc, devenaient différents dans le futur. Autrement dit, rien ne garantit que l'été moyen vers 2100 sera simplement une répétition continue, pour l'ensemble des variables météo, de la canicule 2003... Ou du moins il serait bon de fouiller un peu plus les modèles à ce sujet. Par conséquent, il est contestable d'extrapoler ainsi directement au futur l'effet agricole - qui est une fonction intégratrice du climat pour le moins complexe - d'anomalies chaudes actuelles, a fortiori à partir de simplement 2 exemples particuliers. Quant aux Tropiques, les projections de précipitations y sont hautement incertaines, jusqu'au signe de l'évolution (voir ce graph zonal de Douville et al 2005, que j'avais mis et que je remets ici: c'est le plot au milieu à droite, "land only") - délicat dans ce contexte de vouloir parler d'un futur effet T°.



Bref - les auteurs passent également très rapidement sur les gains potentiels liés au réchauffement dans les régions où le développement des plantes est limité par les T° ; de même qu'ils passent vite sur les possibilités d'adapter les sytèmes de cultures au fil du temps, de sorte que l'effet de l'état moyen climatique dans un siècle ne sera pas celui d'une anomalie climatique "équivalente" aujourd'hui...

Je trouve donc étonnant - pour ne pas dire plus - que ce papier, tel quel, soit passé dans Science, puisque de par son aspect simplement qualitatif, il n'apporte rien de nouveau... même si c'est un rappel toujours utile sur le sujet, et qu'on peut difficilement être "contre" ce genre d'avertissement...
Bon, critiquer est facile, dira-ton: mais qu'aurait-il fallu faire, alors ?
En toute rigueur, il faudrait essayer de rendre compte précisément du stress thermique dans un modèle agronomique mécaniste, de le valider (par exemple ca), de forcer ce modèle agro avec des scénarios climatiques (contenant donc toute l'information climatique, celle sur les T° mais aussi sur les autres variables d'intérêt) de façon "propre" (c'est-à-dire en faisant attention aux différences d'échelles entre modèle climatique et agronomique, voir ca, ca ou ca) et en faisant des ensembles de simulations pour évaluer les incertitudes (par exemple ca), de répéter l'opération pour les principales cultures, etc... bref, toutes choses fastidieuses sur lesquelles s'échine la communauté "impacts" du changement climatique - mais qui, visiblement, ne sont pas nécessaire pour faire un papier dans Science quand on n'a pas envie de se casser la tête: un peu de science "avec les mains" sur un sujet porteur suffit...

Partager cet article

Repost 0
Published by ICE
commenter cet article

commentaires

miniTAX 21/01/2009 23:01

Ice a écrit : "ben par exemple, sur une série des 40 dernières années, le rendement moyen annuel en zone sahélienne est évidemment très corrélé (en soustractant les éventuelles trends) au cumul pluviométrique annuel (en prenant les données FAO et les données du CRU par exemple)..."
----------------------
Oui donc, vous prenez un exemple anecdotique d'une agriculture archaïque, produisant une partie infinitésimale de la récolte mondiale et totalement dépendante des aléas du climat, des maladies et des ravageurs pour dire que "en terme de variabilité interannnuelle, on décèle bien souvent un impact du climat".

Désolé, mais tout ce que vous avez fait, c'est montrer l'exception qui confirme la règle inverse à ce que vous annoncez !

ICE 22/01/2009 12:52


"archaique, anecdotique"... les africains apprécieront... Et, me diriez-vous, le fait que les agriculteurs d'afrique de louest soudano-sahélienne s'en tiennent à cultiver des variétés
traditionnelles, à la main, malgré les belles variétés hautement productive que les gentils agronomes du Nord leur proposent, montre bien qu'en plus, ils y tiennent, à leur archaisme....
Pour info, les ordres de grandeur, c'est je crois 20% des agriculteurs du monde qui ont des animaux pour travailler, 2% qui ont un tracteur - et le reste, "archaique" , qui travaillent à la main
avec des outils...

Bon, je vous ai donné un exemple, évidemment fort - je pourrais vous en donner d'autres, ou vous donner d'autres publis que celles déjà citées que vous n'êtes visiblement même pas aller voir (
c'est marrant, avec vous, c'est toujours aux autres de citer des sources, n'est-ce pas...), mais je ne vais pas perdre mon temps à essayer de vous convaincre - si vous pensez que les conditions
climatiques n'ont aucun impact internnauel visible sur la production agricole, écrivez donc un papier à Agri.For.Met ou Journal of Agronomy ou que sais-je, pour leur rappeler d'effacer 50 ans ou
plus de recherche en agro-climatologie....


Araucan 21/01/2009 22:55

Si progressivement signifie 0,7 ° par siècle plus ou moins les variations locales, cela devrait fonctionner : le problème n'est pas tant pour les espèces annuelles que pour les espèces pérennes (arbres fruitiers, vignes) si la variation est forte. Cela vaut dans un sens comme dans l'autre.
Je pense personnellement qu'en cas de réchauffement plus important, le vrai problème concernera les précipitations ( total et répartition) : mais là dessus personne n'ose trop se prononcer...

Et sur l'Afrique, les causes ne sont pas climatiques...

ICE 22/01/2009 11:42


ben le réchauffement typiquement prévu est plutôt de l'ordre de 2°C, non ? d'autre part les conséquences ne sont paslinéaires... D'accord pour les précipitations: je pense qu'on est de toutes
façons tous d'accord pour dire qu'un climat "plus chaud" n'est tres probablement pas une simple extension des anomalies chaudes actuelles, mais bien un autre régime climatique, qu'il faut intégrer
pour connaitre son impact sur l'agriculture - et effectivement les projections de précipitations sont bien moins consensuelles (mais qd meme un peu sur certaines régions, comme la Méditerrannée ou
l'Afrique australe, qui devraient s'assécher...)


Araucan 20/01/2009 22:27

Sur les rendements en France de céréales , allez voir là :

http://www.agpb.com/fr/chiffre/recolte_france.asp#franceB

Sur les rendements, il faut aussi considérer les pratiques culturales:certaines ont pour conséquence de diminuer les rendements, quelque peu, tout en maintenant ou augmentant le bénéfice à l'hectare (cas des cultures sans labour).

Le turn over des variétés est un facteur d'adaptation rapide des cultures au changement des conditions biotiques (parasites) ou abiotiques si une tendance est constatée : de plus, il ne faut pas sous estimer l'importance des réseaux de test des variétés utilisées et leurs résultats publiés dans la presse agricole.

De tout cela, les pays d'Afrique ne bénéficient pas : les variétés locales subissent une sélection massale, qui ne permet pas des gains substantiels et qui peut conduire en cas de très mauvaise récolte, à une perte de diversité . En cas de récolte faible ou très faible, ce ne sont pas toujours les bonnes variétés qui sont apportées.

En fin prédire les récoltes de l'année prochaine est déjà un exercice délicat : effet du gel sur les semis d'automne par exemple ? printemps humide, été sec ? ou l'inverse ?

Si l'évolution du climat se fait progressivement l'adaptation agricole se fera aussi progressivement et d'autant mieux qu'il y aura des moyens et des agriculteurs formés. L'Inde y est arrivée, on en voit pas pourquoi l'Afrique n'y arriverait pas, notamment si on évite de mettre les productions des agriculteurs africains en concurrence avec des produits importés à moitié soldés.

ICE 21/01/2009 12:22


"Si l'évolution du climat se fait progressivement l'adaptation agricole se fera aussi progressivement et d'autant mieux qu'il y aura des moyens et des agriculteurs formés."

tout est dans la vitesse du "progressivement"... mais en effet, l'agriculture et l'agronomie ont besoin de recherche et de financement sans doute plus que jamais pour affronter les décennies à
venir...
Quant au fait que la révolution verte ait en grande partie échoué en Afrique, c'est un vaste sujet... 


HollyDays 20/01/2009 18:27

A miniTAX

Tous les agriculteurs modélisent les différents éléments de leur activité. Même si le modèle en question est presque toujours informel (et donc inconscient) : dès lors qu'un agriculteur planifie telle ou telle de ses activités, qu'il la retarde ou l'avance en fonction de paramètres extérieurs (par exemple, retarder ou avancer l'épandage, ou la récolte, de ses champs du fait d'une pluie annoncée, ou d'un beau temps qui se maintient ou qui arrive), dès lors qu'il fait une évaluation quelconque sur son activité (par exemple le volume de la récolte à venir, ou la proportion de sa perte de récolte du fait d'une nuit de gel), il y a modélisation.

Cependant, il est clair que c'est une activité très différente de celle de *formaliser* un modèle (autrement dit, fabriquer un modèle formel), qui soit explicite et rigoureux : ça, c'est le travail de modélisateurs, et je suis d'accord, les agriculteurs ne le font généralement pas.

miniTAX 19/01/2009 15:22

------------------------------
ICE a écrit : "Par contre, en terme de variabilité interannnuelle, on décèle bien souvent (et quasiment toujours je parierais, sauf peut-être pour les systèmes tres intensifiés et managés) un impact du climat, plus ou moins fort sans doute selon les types d'agriculture.."
-----------------------------
Je ne vois pas trop de quoi vous parlez ? Avez-vous des exemples, des chiffres, des preuves de ce que vous avancez, svp ?

-----------------------------
ICE a écrit : "et ce d'autant plus que le "package" de la Révolution verte a atteint aujourd'hui ses limites (en termes d'augmentation des rendements, ou au niveau environnemental...)"
------------------------------
Comment peut-on affirmer que la révolution verte a atteint ses limites alors qu'elle n'a même pas effleuré l'Afrique, avec une densité de population ridicule et une immensité de surfaces agricoles inexploitée?
Comment peut-on parler de limites environmentales alors même que c'est justement grâce à l'explosion du rendement agricole qu'on arrive à rendre à la Nature toujours plus de champs tout en nourrissant toujours plus de monde et que l'exode rurale et l'urbanisation croissante, particulièrement en Afrique, sont devenues des défis futurs selon l'ONU (qui a estimé que la population mondiale urbaine a désormais dépassé celle rurale et que la tendance n'est pas près de s'inverser !).
Comment peut on parler de limite au rendement alors que la grosse majorité des terres est encore cultivée de manière archaïque, très loin du maximum qu'on peut obtenir rien qu'avec la techno actuelle, sans parler des bénéfices des OGMs qui réduisent l'utilisation des insecticides (maïs ou coton Bt), qui limitent l'érosion des sols et de la perte d'humus grâce au semis sans labour, qui permettent de planter maintenant sur des sols qui autrement seraient inexploitables car soit trop salés, soit trop secs, soit trop humide...

Encore une fois, le rendement agricole est un problème technico-socio-économique pas climatique. Un manque d'engrais, une insuffisance d'irrigation à cause d'un sous-investissement, un cours de marché trop bas ou trop haut ainsi que des dizaines d'autres facteurs ont plus d'impacts sur le rendement que le climat. Par conséquent, les prédictions qu'on fait en cette matière ne valent pas plus que les prédictions économiques, c'est à dire rien (même s'il est vrai que des économistes sont payés à prédire à 6 mois, 1 an voire 50 ans, avec le degré de confiance que chacun sait).
Le climat est un tout petit facteur dans l'histoire. Prétendre qu'on peut l'étudier pour avoir une idée de l'agriculture du futur, c'est comme compter le nombre de pots de yaourt consommé par une personne et en déduire l'évolution de son poids, c'est au mieux de l'aveugelement, au pire de l'escroquerie intellectuelle.

ICE 19/01/2009 20:59


"Je ne vois pas trop de quoi vous parlez ? Avez-vous des exemples, des chiffres, des preuves de ce que vous avancez, svp ?"
ben par exemple, sur une série des 40 dernières années, le rendement moyen annuel en zone sahélienne est évidemment très corrélé (en soustractant les éventuelles trends) au cumul pluviométrique
annuel (en prenant les données FAO et les données du CRU par exemple)... évidemment on sent bien que ce genre de dépendance au climat est d'autant plus forte que l'agriculture est peu "encadrée" -
engrais, irrigation, phyto, et qu'un facteur climatique en particulier est limitant (ici, la pluie)... pour les zones tempérées c'est surement moins clair.
Bref - y a pleins de papiers sur l'impact, empririque, du climat sur la variabilité des rendements à grande échelle: par exemple lobell et al 2007
ou ca, pour prendre les deux premiers qui me tombent sous la main...

Qaunt aux limites de la Révolution Verte (belle envolée que vous nous avez fait là),  je vous renvoie, à nouveau , vers l'ouvrage de Michel Griffon (ainsi que tout lecteur, sait-on jamais, qui
se retrouverait dans vos propos...), qui certainement en tant que directeur scientifique du CIRAD, entre autres, connait moins bien son sujet que vous (et votre cousin dans les Landes) pour qui il
n' "yaka", visiblement, transformer les terres cultivées du monde entier en plaines de la beauce avec des ogms, des engrais et des tracteurs...