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Puisque c'est demain la conférence (bis)annuelle du projet AMMA (Analyse Multidisciplinaire de la Mousson
Africaine, folks..), c'est l'occasion de ressortir un "vieux" Science (2004) de Koster & al., sur l'intensité régionale de couplage entre humidité de surface et
précipitations, papier qui "ouvre" régulièrement la plupart des présentations générales du projet AMMA
La carte ci-dessous est obenue à partir d'une douzaine de modèles AGCM, chacun réalisant une quinzaine de simulations de l'été boréal, à humidité de surface identique (entre
les simulations), puis en faisant varier l'humidité (entre les simulations). En étudiant les différences de précipittions entre les simulations, les auteurs déduisent une
statistique représentant la force de couplage humidité/précip.
Les encarts représentent les résultats pour les différents modèles de l'expérience, illustrant ainsi la grande variabilité inter-modèle du couplage étudié. Les auteurs insistent d'ailleurs
sur le fait que l'intérêt de leur travail réside dans la prise en compte simultanée de plusieurs modèles, arguant que les études précédentes sur le couplage sol/précip étaient
toujours éminemment modèle-dépendantes (comme on le voit sur les encarts)
Koster & al. expliquent les "hot-spot" par des zones de transition entre entre climat sec et humide (bien que ce ne soit pas tout à fait valable pour l'Afrique Equatoriale ou
le Canada par exemple, ce qu'ils admettent): en effet quand le climat est sec, l'évaporation est bien controlée par le contenu en eau du sol (et non par le rayonnement net) , mais si ces
quantités évaporées sont trop faibles, il est peu probable qu'elles influent beaucoup sur les précipitations. Sur le graph ci-dessous, il faut donc plus ou moins se situer sur le milieu de
l'axe des abscisses.
Les auteurs conluent donc que ce sont ces zones où une initialisation plus précise des conditions aux limites d'humidité du sol permettrait d'accroître significativement les performances de
prévisions saisonnières durant l'été boréal.
Ou de l'intérêt de travailler sur le land-use en Afrique de l'Ouest - quleque part c'est rassurant ...